La crise étant partie des USA, commençons par la FED, la Federal Reserve américaine.
La Réserve fédérale (officiellement Federal Reserve System, souvent raccourci en Federal Reserve ou Fed), est la banque centrale des États-Unis. Elle a été créée le 23 décembre 1913 par le Federal Reserve Act dit aussi Owen-Glass Act.
Après la panique bancaire de 1907, les principaux banquiers des Etats-Unis décidèrent qu’il était important de créer une banque centrale émettrice de la monnaie. Or, le grand public était totalement opposé au principe de la création d’une telle institution.
Benjamin Strong, futur et premier gouverneur de la FED New York, alors vice président de Banker’s Trust (Il avait épousé la fille du président de la banque) était présent à la très discrète conférence fondatrice qui se tint en 1910 à Jekill Island ( Etat de Géorgie). Participèrent aussi à cette conférence, Paul Warburg, immigrant récent venu d’Allemagne et issu d’une grande famille de banquiers allemands, associé à New York de Kuhn, Loeb and Co, le sénateur Nelson Aldrich, un Rockefeller, Piatt Andrew, assistant du secrétaire au Trésor, Frank Vanderlip, président de National City Bank, Henry Davidson, de JP. Morgan, Charles Norton, président de la First National Bank of New York.

Paul Warburg Nelson Aldrich Benjamin Strong F. Vanderlip C. Norton Piatt Andrew
De cette conférence sortit un projet de banque centrale non dénommé comme tel en raison de l’hostilité de la population au concept même, la National Reserve Association, projet qui fut présenté au Congrès et rejeté par celui-ci.
Le concept fût repris, modifié avec la création d’un conseil des gouverneurs choisis par le Président des Etats Unis et, après des mois de négociations au Congrès, la loi créant le Federal Reserve System fût votée en 1913.
Le Congrès a défini trois objectifs de politique monétaire dans le Federal Reserve Act : plein emploi, stabilité des prix, et taux d’intérêts à long terme modérés. Les deux premiers sont souvent appelés le « double objectif » ou « double mandat » de la FED. Outre la politique monétaire, la Fed est maintenant chargée de superviser et réguler le système bancaire, de maintenir la stabilité du système financier, et d’offrir des prestations financières aux organismes de dépôts, au gouvernement fédéral, et aux institutions financières étrangères. Elle étudie de surcroît l’économie américaine, et publie de nombreux rapports, tels que le livre beige, un résumé des conditions économiques dans chaque région.
La Réserve Fédérale se compose d’un bureau des gouverneurs (dont Ben Bernanke est le président, depuis 2006), du Federal Open Market Committee (FOMC), de douze banques régionales (Federal Reserve Banks), des banques membres, et de plusieurs conseils consultatifs. Le FOMC est le comité responsable de la politique monétaire, il se compose des sept membres du bureau des gouverneurs et des douze présidents des banques régionales (dont cinq seulement ont le droit de vote à un moment donné). Elle comporte ainsi des aspects publics et privés : cette structure est unique au monde pour une banque centrale, et correspond à une volonté apparente de répondre à la fois à l’intérêt public et à celui des banques membres. Une autre particularité du système monétaire américain est que ce n’est pas la banque centrale mais le département du Trésor qui émet pièces et billets.
Les douze districts de la réserve fédérale
Première remarque : la plupart des gens, aux États-Unis, en Europe et dans le reste du monde, pensent que les dollars en circulation sont créés par le gouvernement américain et que le nom de «Réserve Fédérale», mentionné sur chaque billet, désigne une administration gouvernementale. Or, il n’en est rien : la «Réserve Fédérale» est une institution privée, possédée par des banques commerciales ou d’affaires.
Deuxième remarque importante : il est extrêmement difficile, voire impossible, de trouver les noms des actionnaires des douze réserves fédérales US qui sont, il faut le souligner des banques d’affaires privées à 100%, même si l’on désigne habituellement la FED de New York, prépondérante dans la réalité du fonctionnement du système, sous le terme de « banque centrale ».
Pour essayer d’en savoir plus, il faut aller chercher dans un ouvrage, « Les secrets de la Réserve Fédérale », écrit par Eustache Mullins qui rapporte que le député Wright Patman, en 1948, aurait présenté au Congrès les registres d’actionnaires des douze banques fédérales régionales. En voici un extrait : Banque de Réserve de New York, Capital initial de 203.053 actions : actionnaires principaux, National City Bank (Rockefeller, Kuhn et Loeb) avec 30.000 actions. First national Bank (J.P Morgan pour Rothschild) avec 15.000 actions. Cette banque fusionnera ensuite avec la First Chase national Bank avec 6.000 actions. Marine National Bank of Buffalo (famille Schollkopf) avec 6.000 actions. National Bank of Commerce de New York avec 31.000 actions.
Les actions des douze banques régionales d’origine de la FED auraient été achetées par les mêmes banques nationales (détentrices des actions de la Banque de Réserve de New York) dans les douze régions. Principaux actionnaires de ces banques régionales: les Rothschild d’Europe représentés par JP.Morgan, Lazard frères (Eugène Meyer), Kuhn Loeb & Company, Warburg Company, Lehman Brothers, Goldman Sachs, la famille Rockefeller.
Tout ceci est difficilement vérifiable.
La création de banques régionales a permis de répondre à la crainte d’un pouvoir trop important des banques new-yorkaises et d’une banque centrale unique. À l’époque, les banques étaient mal aimées du public américain et encore plus celles de la finance concentrées à New York. Créer des réserves régionales rassurait également le milieu bancaire régional. Dans la réalité, ce fut un véritable écran de fumée : la FED de New York demeure celle qui pilote le système entier de la FED. Enfin le président de la FED est nommé par le Président des Etats Unis, mais uniquement pour entériner la candidature sélectionnée par les gouverneurs des banques fédérales régionales.
Le gouvernement américain n’a pas un pouvoir réel d’actionnaire sur la FED. De plus, si on considère que la FED ne détient aucune réserve, on en déduit justement que la FED n’est ni réserve ni fédérale (au sens de la loi américaine).
La FED est profitable pour ses actionnaires. Elle encaisse les intérêts sur les bons d’Etat qu’elle achète avec l’argent qu’elle fabrique. Ils s’attribuent un retour de 6% garanti sur leurs actions après frais généraux ce qui en fait un entreprise rentable même aux yeux de Wall Street.
Le gouvernement fédéral reçoit donc tous les profits de la Fed, hormis un dividende de 6 % versé aux banques membres. En 2010, la Fed a obtenu un profit de 82 milliards de dollars, dont 77 ont été versés au Trésor. Même montant en 2011.
Certes les actionnaires de la FED reversent à l’Etat américain les surplus de profits mais ils ont surtout un pouvoir de décision majeur sur la marche de l’économie et de la finance américaine et mondiale en déterminant la quantité de monnaie émise, le niveau des taux et en contrôlant les autres banques.
En fait il s’agit ni plus ni moins d’un groupe de banquiers privés initiés (mais qui sont-ils vraiment ?), propriétaire d’un organisme privé qui gère la politique monétaire américaine, détermine le niveau des taux d’intérêts et crée la quantité de monnaie qu’il estime nécessaire, le tout dans une discrétion des plus curieuses et qui laisse cours à toutes les hypothèses et toutes les théories « complotistes », dans ce qui est encore la première puissance économique et militaire du monde.
Les gouverneurs de la FED New York.
Benjamin Strong, Jr. (22 décembre 1872 – 16 octobre1928), vice-président de Banker’s Trust, fut gouverneur de la Fed New York de 1914 à 1928. Jusqu’à sa mort, il eu une influence prépondérante sur le système monétaire américain qu’il contribua à mettre en place avec d’autres banques importantes lors de la conférence de Jekill Island en 1910.
L’historien économiste Charles Kindleberger note que Strong fut l’un des rares décideurs américains à s’intéresser à la situation financière délicate de l’Europe dans les années 20, probablement la résultante de son amitié pour Montagu Norman (Banque d’Angleterre) et le Docteur Schacht (Reichsbank), et que, s’il n’était pas mort en 1928, il serait probablement intervenu pour maintenir la stabilité du système financier international.
Au contraire, l’économiste Murray Rothnard met en cause les manipulations financières de Strong qu’il présente comme le premier responsable du déclenchement de la Grande Dépression.
George Leslie Harrison (26 janvier1887 – 5 mars 1958) fût banquier, assureur et conseiller du secrétaire d’Etat à la guerre durant la dernière guerre mondiale.
Né à San Francisco, il est diplômé de l’Université de Yale et de Harvard (droit). A Yale, il sera introduit dans la société secrète Skull and Bones. Il commença sa carrière comme employé de la Cour Suprême.
Puis il entre au Federal Reserve Board et devient président de la Federal Reserve Bank of New York qu’il dirige de 1928 à 1941.
Il rejoint ensuite à la New York Life Insurance Company une des plus grandes compagnies d’assurances américaines et, à cette époque, le premier assureur vie du monde. La compagnie gère alors $ 287 milliards d’actifs. Après la guerre, il en devient le président en 1948.
Allan Sproul (9 mars 1896 – 9 avril1978) est considéré durant cette période comme l’un des meilleurs banquiers centraux du monde. Il dirige la FED New York de 1941 à 1956.
Comme son prédécesseur, il est né à San Francisco, en mars 1896. Diplômé de Berkeley et de l’université de New York, il rentre à la Federal Reserve de San Francisco en 1920 , responsable de la direction analyse et recherche.
En 1930, il rejoint la Federal Reserve Bank of New York comme assistant du gouverneur adjoint. Six ans plus tard, il est premier vice président et président en 1941.
En 1942, lorsque la FED New York fût autorisée à siéger en permanence dans ce comité, il devient vice président du Federal Open Market Committee qui coiffe la politique monétaire des Etats Unis.
En 1956, il démissionne de la FED, retourne en Californie pour diriger la Wells Fargo Bank.
Alfred Hayes, Jr. (4 juillet 1910 – 2 octobre 1989). Expert en finance internationale, il avait aussi une réputation d’excellent mathématicien.
Il étudie la chimie au Harvard College, puis à Yale, passe par la Harvard Business School avant de partir étudier l’économie à Oxford.
En 1933, il est analyste chez City Bank Farmers Trust. En 1940, il est transféré chez National City Bank au département obligations. Deux ans plus tard, il est assistant au département investissements de la New York Trust ans Co, banque de gros, spécialisée en entreprises et qui deviendra Chemical Bank. De 1949 à 1955, Alfred Hayes est vice-président du département international.
En 1956, il est nommé président de la Federal Reserve Bank of New York.
En 1964, lors d’une audition devant la House Banking Committee, son président Wright Patman, un opposant au système de la Federal Reserve, dit à Hayes: « Vous êtes en mesure d’opposer votre veto sur tout ce que le Président décide. Vous avez le pouvoir d’opposer votre veto sur les décisions du Congrès, et dans les faits, vous ne vous en privez pas. Vous allez trop loin”
Lorsqu’il quitte la Federal Reserve, Hayes devient président de Morgan Stanley International jusqu’en 1981.
Paul Adolph Volcker (né le 5 septembre 1927) est un économiste américain, directeur de la Réserve Fédérale des États-Unis (Federal Reserve Board) de1979 à 1987.
Volcker a été formé à la Teaneck High School, puis à l’Université de Princeton, à l’université Harvard puis à la London School of Economics.
En 1952, il rejoint la Banque de réserve fédérale de New York comme économiste à plein temps. Il quitte ce poste en 1957 pour devenir économiste financier à la Chase Manhattan Bank. En 1962, il intègre le Trésor en qualité de directeur de l’analyse financière et en 1963, il devient sous secrétaire adjoint aux affaires monétaires. En 1965, il retourne à la Chase Manhattan Bank comme vice-président et directeur de la planification.
De 1969 à 1974, il sert comme sous-secrétaire chargé des affaires monétaires au département du Trésor. À ce poste, il joue un rôle important dans les décisions conduisant à la suspension de la convertibilité du dollar en or en 1971 et dans la fin du système de Bretton Woods. En général il a eu une influence modératrice plaidant pour la recherche d’une solution internationale aux problèmes monétaires. En 1975, il devient président de la Réserve fédérale de New York puis, en août 1979, président de la Réserve fédérale.
Paul Volcker, un démocrate, fut nommé président de la Réserve fédérale en 1979 par le président Jimmy Carter et renommé par le président Ronald Reagan en 1983 La Fed sous Volcker est en général vue comme ayant mis fin à la stagflation des années 1970. l’Inflation, qui culmina à 13,5 % en 1981, fut abaissée à 3,2 % en 1983.
Le taux directeur de la Réserve fédérale qui voisinait les 11,2 % en 1979, fut porté par Volcker à 20 % en juin 1981. L’inflation sera vaincue au prix d’une lourde récession en 1982-1983. La Fed de Volcker subit les plus fortes attaques politiques et les plus vives protestations de l’histoire de l’institution. En effet les taux d’intérêts élevés pénalisaient la construction et l’agriculture. Il y eut une manifestation de fermiers sur C Street NW qui avec leurs tracteurs bloquèrent le siège de la Fed, le Eccles Building.
La nomination de Paul Volcker avait été saluée par un célèbre économiste avec la prédiction suivante : « La sélection de Volcker a été de loin la plus mauvaise. Carter a placé Dracula à la tête de la banque du sang. Pour nous, cela signifie qu’un krach et une dépression dans les années 80 sont plus que jamais certains. » Le krach se produisit en 1987, quelques mois après son départ…
Joseph Stiglitz Prix Nobel d’économie a dit dans une interview : « Paul Volcker, l’ancien président de la Fed, connu pour avoir tenu l’inflation sous contrôle ne fut pas reconduit parce que l’administration Reagan ne croyait pas qu’il serait un dérégulateur adéquat ».
Après avoir quitté la Fed, il est devenu président de la banque d’investissement J. Rothschild, Wolfensohn & Co.
En avril 2004, Volcker a dirigé une commission d’enquête sur une possible corruption politique dans le programme pétrole contre nourriture (Irak). Dans son rapport, il a critiqué Kojo Annan, fils du secrétaire général de l’ONU Kofi Annan.
Il est depuis le 26 novembre 2008, conseiller du président Barack Obama en tant que directeur du Conseil pour la reconstruction économique (Economic Recovery Advisory Board) nouvellement créé.
Il préside également le Groupe des Trente. Président, de 1991 à 2001, du groupe Nord Américain au sein de la Commission Trilatérale, il est proche de la famille Rockefeller. Comme le montre non seulement les postes qu’il a occupé à Chase Manhattan Bank mais aussi son implication dans le Trust Committee of Rockefeller Group, Inc. (RGI), depuis 1987. Cette entité a géré un temps le Rockefeller Center.
Alan Greenspan (né le 6 mars 1926 à New York), économiste de formation, a été le président de la Réserve fédérale, la banque centrale des États-Unis, du 11 août 1987 au 31 janvier 2006.
Spécialiste de la politique monétaire intérieure des États-Unis, sa gestion du krach d’octobre 1987 et de l’inflation pendant son mandat est reconnue. Louant sa grande expérience, les médias l’ont appelé « l’économiste des économistes », ou le « Maestro », au regard de l’engouement des années 1990 pour la technologie, qu’il a favorisé. Il a cependant été mis en cause lors de la crise des subprimes pour avoir laissé fortement augmenter la masse monétaire à la fin de son mandat, par une politique de taux d’intérêts très bas suivie d’un redressement important des taux directeurs, et pour avoir ignoré des mises en garde concernant le marché des subprimes émanant du conseil de la Réserve fédérale, notamment d’Edward Gramlich , professeur d’économie de l’Université du Michigan, spécialiste d’économie publique, de la réforme du système de santé et du marché de l’immobilier.
À l’automne 1945, il entre à l’école de commerce, de comptabilité et de finance de l’université de New York. Il obtient sa licence d’économie au printemps 1948. Au cours de ses études, il est amené à travailler pour joindre les deux bouts. En 1953, il s’associa et fonda le cabinet de conseil et d’analyse économique Townsend-Greenspan.
En 1967, il s’implique dans la vie publique en intégrant l’équipe de campagne de Richard Nixon, candidat républicain qui devient président des États-Unis en 1969. Prenant quelques distances avec le nouveau gouvernement, il accepta néanmoins la présidence du Council of Economic Advisers (CEA), où il prit ses fonctions le 8 août 1974, la veille de la démission de Richard Nixon suite au scandale du Watergate. Il tiendra ce poste jusqu’à la fin du mandat présidentiel de Gerald Ford en 1977, puis retourna diriger sa société de conseil.
En 1977, il soutient sa thèse à l’université de New York et obtient son doctorat en sciences économiques.
En 1979, il entre dans l’équipe de campagne présidentielle de Ronald Reagan, qui devient président en 1981 et sera réélu en 1985.
Le 11 août 1987, il est nommé 13e président du conseil de la Réserve fédérale des États-Unis par Ronald Reagan, remplaçant Paul Volcker. Deux mois seulement après son arrivée à la tête de cette institution, il doit faire face au krach d’octobre 1987. Il sera ensuite approuvé à son poste par les présidents suivants George H. W. Bush, républicain, et Bill Clinton, démocrate. En 2004, George W. Bush le renomme pour servir un 5e et dernier mandat. Il cède son poste le 1erfévrier 2006 à Ben Bernanke.
Sa politique monétaire eut pour conséquence l’arrêt de la hausse du marché de l’immobilier américain puis sa chute, et de nombreux analystes la rendent largement co-responsable de la crise des subprimes et en somme de l’ensemble de la crise financière des années 2007-2008..
Il est un ancien membre du Bohemian Club, un des clubs les plus fermés du monde. Il a participé à la conférence Bilderberg de 2002.
Suite à la crise des subprimes, devant le Congrès le 23 octobre 2008, il reconnait publiquement avoir trouvé un défaut dans son système consistant à faire du marché libre le meilleur moyen d’organiser l’économie.
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Ben Shalom Bernanke, né le 13 décembre 1953 à Augusta, Géorgie, aux États-Unis, est un économiste américain, du courant nouveau keynésien. Il est l’actuel président de la Réserve fédérale des États-Unis.
Diplômé de l’école supérieure de Dillon, dans l’État de Caroline du Sud en 1971, puis de l’Université Harvard en 1975, il obtint son doctorat au MIT en 1979. Sa thèse, dirigée par Stanley Fischer, actuellement le gouverneur de la Banque d’Israël, est intitulée « Les engagements de long terme, l’optimisation dynamique et le cycle économique.
Il a enseigné la théorie monétaire à l’université Stanford de 1979 à 1985, a donné des conférences à la London School of Economics et a été professeur invité à l’université de New York. À partir de 1985, il est professeur au département d’économie de l’université de Princeton. De 1996 à septembre 2002, il a présidé le département d’économie de la dite université.
Il est membre à partir de 2002 du conseil des gouverneurs de la Réserve fédérale. Il est ensuite nommé président du Conseil économique de la Maison-Blanche (Council of Economic Advisers ou CEA). Le 24 octobre 2005, George W. Bush a nommé Bernanke à la tête de la Réserve fédérale, poste qu’il occupe depuis le 1er février 2006.
Il a plusieurs fois tenu des propos publics vigoureux ces dernières années, peu typiques d’un banquier en vue, et ce en particulier à deux occasions :
- Le 21 novembre 2002, il a prononcé un discours particulièrement vigoureux et resté célèbre, traitant des possibles actions de la Réserve fédérale pour empêcher la déflation, intitulé Deflation: Making Sure “It” Doesn’t Happen Here. Ce texte est parmi ceux qui exposent le mieux les vues de Ben Bernanke en matière de politique monétaire, et lui a valu le surnom de « Helicopter Ben » (littéralement « Ben l’Hélicoptère ») de la part de certains de ses détracteurs (en effet, Ben Bernanke y a fait référence à une phrase de l’économiste Milton Friedman sur le largage d’argent par hélicoptère dans l’économie pour combattre la déflation). La crise financière de 2008 lui a donné une importance particulière puisque M. Bernanke, à la tête de la Réserve fédérale, a été amené à mettre en pratique certains des remèdes qu’il préconisait alors.
- Le 10 mars 2005, avant d’être nommé au CEA (Council of Economic Advisers), il a donné une conférence dans laquelle il faisait porter la responsabilité des divers déficits et déséquilibres extérieurs des États-Unis sur un excédent mondial d’épargne (A Global Saving Glut) plutôt qu’un excès de consommation des États-Unis ce qui, même aux États-Unis, est considéré comme une thèse hardie. Son discours n’a pas manqué de provoquer quelques inquiétudes ou interrogations dans le reste du monde.
Pour sa troisième opération de « quantitative easing » , la FED achète chaque mois $ 40 milliards de créances hypothécaires et $ 45 milliards de bons du Trésor. Son bilan atteint près de $ 3.000 milliards, un record…
André
Retrouver l’introduction du dossier sur les banques centrales ici
La semaine prochaine, André livrera son analyse sur la banque centrale de la Grande Bretagne.