24. mai 2013 · 1 commentaire · Catégories: TOUS

Bonjour,

on va commencer par analyser les points forts de Maison France Confort (MFC). MFC intervient dans le domaine du marché diffus (construction de maisons individuelles). Attention, ce n’est pas un promoteur immobilier (sur des projets très spécifiques ils le sont mais cela ne constitue pas du tout leur activité principale : 1,2% en 2011 et 2,13% en 2010 et leur permet de se démarquer de leurs concurrents qui ont des activités de promotions immobilières plus importantes). C’est tout l’attrait de MFC, ils sont en fait une société de services dans le sens où ils conseillent les primo accédant dans la construction de leurs maisons individuelles et sur le design de leurs maisons. MFC n’achète pas de terrains (c’est le client qui le fait) et pour la construction des maisons, ils ont largement recours à la sous-traitance. Je définirai MFC comme un expert facilitateur dans la construction de maisons individuelles. D’ailleurs ce point en fait son charme et constitue son avantage concurrentielle : pas de stocks, visibilité de l’activité (il faut 17 mois entre la signature du contrat et sa réalisation).

Ainsi, si on arrive à bien comprendre le modèle de développement de MFC on voit que l’on à faire à une entreprise atypique bénéficiant d’un positionnement lui apportant un bel avantage concurrentiel.

Forces

L’importance des frais variables lui permet de s’adapter très facilement aux aléas de la conjoncture. Les frais fixes représentent seulement 12% des coûts! Les frais variables sont  ainsi visibles au niveau des forces commerciales ( les VRP représentent en 2011 27,9% des effectifs totaux du groupe). 40% des ventes sont réalisées par les agents commerciaux exclusifs indépendants (des non salariés: frais variables).

Un historique de trésorerie nette positive démontrant la solidité financière de MFC.

  2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011
Trésorerie nette en en MEUR 32,8 40,7 42,4 28,1 30,6 35,5 48,1 71
Trésorerie nette par action 4,78 5,93 6,17 4,08 4,45 5,15 6,98 10,39

 

Une expérience forte dans l’assimilation des acquisitions au cours des différentes années.

Une capacité à se recentrer sur son cœur de métier comme l’illustre la cession en 2011 de sa branche d’activité charpentes/menuiserie.

Une dette financière qui a progressé (8 028 KEUR en 2004 contre 44 184 KEUR en 2011) mais qui a suivi en partie les capitaux propres (34 211 KEUR en 2004 et 114 360 KEUR en 2011) et sans oublier que la trésorerie nette positive a doublé sur la même période (+116% exactement). La dette n’est d’ailleurs exclusivement utilisée que pour les opérations de croissance externe.

Un ROE et ROTC élevés dans le temps : un ROE de 28,8% et un ROTC de 18,8% entre 2004 et 2011.

Un nombre d’action stable ces 8 dernières années (6 877 988 en 2004 et 6 835 255 en 2011).

L’importance des actions en auto-contrôle (en 2011, les 102 338 actions représentent 1,5% du capital), ce chiffre est en progression car l’auto-contrôle représentait 0,6% en 2009 et 0,6% en 2010. En 2011, il y a eu un rachat de 60 000 actions. La prochaine étape serait idéalement de les annuler.

Une équipe dirigeante qui a su sacrifier sa part variable entre 2007 et 2010 et dont la rémunération variable est incitative: 1,8% du résultat consolidé avant impôts pour le PDG et 0,2% du même indicateur pour le Directeur Générale délégué).

Pas de rémunération des dirigeants avec des stocks options.

Simplification de la structure de l’actionnariat: la famille fondatrice (à travers une holding qui a pour nom MFC Prou-investissements) détient plus de 50% des actions.

Un goodwill qui reste faible et stable par rapport au bilan (14,39% en 2011, 15,33% en 2010). Le goodwill concerne surtout l’entité Maisons de la côte Atlantique et un intitulé « autres secteurs » sur lequel je n’ai pas davantage d’informations.

Les stocks restent stables par rapport au CA : 3,7% en 2011, 4,7% en 2010. Il n’ y a pas de stock car les maisons construites sont déjà vendues.

La multiplication des réglementations en termes de construction constitue une excellente barrière à l’entrée (cela renchérit le coût de construction des maisons et seul les acteurs les plus importants pourront faire face/amortir les coûts supplémentaires que cela engendre).

Un développement vers la rénovation à travers l’acquisition de Rénovert qui peut contribuer à réduire la cyclicité de l’activité (on rénove des maisons chaque année quoiqu’il arrive et on profite du stock de maisons existants déjà) et faciliter les ventes croisées.

Qu’en pensez-vous?

Cheers

Jeremy

J’ai des actions MFC.

La crise étant partie des USA, commençons par la FED, la Federal Reserve américaine.

La Réserve fédérale (officiellement Federal Reserve System, souvent raccourci en Federal Reserve ou Fed), est la banque centrale des États-Unis. Elle a été créée le 23 décembre 1913 par le Federal Reserve Act dit aussi Owen-Glass Act.

Après la panique bancaire de 1907, les principaux banquiers des Etats-Unis décidèrent qu’il était important de créer une banque centrale émettrice de la monnaie. Or, le grand public était totalement opposé au principe de la création d’une telle institution.

Benjamin Strong, futur et premier gouverneur de la FED New York, alors vice président de Banker’s Trust (Il avait épousé la fille du président de la banque)  était présent à la très discrète conférence fondatrice qui se tint en 1910 à Jekill Island ( Etat de Géorgie). Participèrent aussi à cette conférence, Paul Warburg, immigrant récent venu d’Allemagne et issu d’une grande famille de banquiers allemands, associé à New York de Kuhn, Loeb and Co, le sénateur Nelson Aldrich, un Rockefeller, Piatt Andrew, assistant du secrétaire au Trésor, Frank Vanderlip, président de National City Bank, Henry Davidson, de JP. Morgan, Charles Norton, président de la First National Bank of New York.

 

Paul Warburg   Nelson Aldrich Benjamin Strong    F. Vanderlip     C. Norton     Piatt Andrew

De cette conférence sortit un projet de banque centrale non dénommé comme tel en raison de l’hostilité de la population au concept même, la National Reserve Association, projet qui fut présenté au Congrès et rejeté par celui-ci.

Le concept fût repris, modifié avec la création d’un conseil des gouverneurs choisis par le Président des Etats Unis et, après des mois de négociations au Congrès, la loi créant le Federal Reserve System fût votée en 1913.

Le Congrès a défini trois objectifs de politique monétaire dans le Federal Reserve Act : plein emploi, stabilité des prix, et taux d’intérêts à long terme modérés. Les deux premiers sont souvent appelés le « double objectif » ou « double mandat » de la FED. Outre la politique monétaire, la Fed est maintenant chargée de superviser et réguler le système bancaire, de maintenir la stabilité du système financier, et d’offrir des prestations financières aux organismes de dépôts, au gouvernement fédéral, et aux institutions financières étrangères. Elle étudie de surcroît l’économie américaine, et publie de nombreux rapports, tels que le livre beige, un résumé des conditions économiques dans chaque région.

La Réserve Fédérale se compose d’un bureau des gouverneurs (dont Ben Bernanke est le président, depuis 2006), du Federal Open Market Committee (FOMC), de douze banques régionales (Federal Reserve Banks), des banques membres, et de plusieurs conseils consultatifs. Le FOMC est le comité responsable de la politique monétaire, il se compose des sept membres du bureau des gouverneurs et des douze présidents des banques régionales (dont cinq seulement ont le droit de vote à un moment donné). Elle comporte ainsi des aspects publics et privés : cette structure est unique au monde pour une banque centrale, et correspond à une volonté apparente de répondre à la fois à l’intérêt public et à celui des banques membres. Une autre particularité du système monétaire américain est que ce n’est pas la banque centrale mais le département du Trésor qui émet pièces et billets.

 

Les douze districts de la réserve fédérale

Première remarque :   la plupart des gens, aux États-Unis, en Europe et dans le reste du monde, pensent que les dollars en circulation sont créés par le gouvernement américain et que le nom de «Réserve Fédérale», mentionné sur chaque billet, désigne une administration gouvernementale. Or, il n’en est rien : la «Réserve Fédérale» est une institution privée, possédée par des banques commerciales ou d’affaires.

Deuxième remarque importante : il est extrêmement difficile, voire impossible, de trouver les noms des actionnaires des douze réserves fédérales US qui sont, il faut le souligner des banques d’affaires privées à 100%, même si l’on désigne habituellement la FED de New York, prépondérante dans la réalité du fonctionnement du système,  sous le terme de « banque centrale ».

Pour essayer d’en savoir plus, il faut aller chercher dans un ouvrage, « Les secrets de la Réserve Fédérale »,  écrit par Eustache Mullins qui rapporte que le député Wright Patman, en 1948,  aurait présenté au Congrès les registres d’actionnaires des douze banques fédérales régionales. En voici un extrait : Banque de Réserve de New York, Capital initial de 203.053 actions : actionnaires principaux, National City Bank (Rockefeller, Kuhn et Loeb) avec 30.000 actions. First national Bank (J.P Morgan pour Rothschild) avec 15.000 actions. Cette banque fusionnera ensuite avec la First Chase national Bank avec 6.000 actions. Marine National Bank of Buffalo (famille Schollkopf) avec 6.000 actions. National Bank of Commerce de New York avec 31.000 actions.

Les actions des douze banques régionales d’origine de la FED auraient été achetées par les mêmes banques nationales (détentrices des actions de la Banque de Réserve de New York) dans les douze régions. Principaux actionnaires de ces banques régionales: les Rothschild d’Europe représentés par JP.Morgan, Lazard frères (Eugène Meyer), Kuhn Loeb & Company, Warburg Company, Lehman Brothers, Goldman Sachs, la famille Rockefeller.

Tout ceci est difficilement vérifiable.

La création de banques régionales a permis de répondre à la crainte d’un pouvoir trop important des banques new-yorkaises et d’une banque centrale unique. À l’époque, les banques étaient mal aimées du public américain et encore plus celles de la finance concentrées à New York. Créer des réserves régionales rassurait également le milieu bancaire régional. Dans la réalité, ce fut un véritable écran de fumée : la FED de New York demeure celle qui pilote le système entier de la FED. Enfin le président de la FED est nommé par le Président des Etats Unis, mais uniquement pour entériner la candidature sélectionnée par les gouverneurs des banques fédérales régionales.

Le gouvernement américain n’a pas un pouvoir réel d’actionnaire sur la FED. De plus, si on considère que la FED ne détient aucune réserve, on en déduit justement que la FED n’est ni réserve ni fédérale (au sens de la loi américaine).

La FED est profitable pour ses actionnaires. Elle encaisse les intérêts sur les bons d’Etat qu’elle achète avec l’argent qu’elle fabrique. Ils s’attribuent un retour de 6% garanti sur leurs actions après frais généraux ce qui en fait un entreprise rentable même aux yeux de Wall Street.

Le gouvernement fédéral reçoit donc tous les profits de la Fed, hormis un dividende de 6 % versé aux banques membres. En 2010, la Fed a obtenu un profit de 82 milliards de dollars, dont 77 ont été versés au Trésor. Même montant en 2011.

Certes les actionnaires de la FED reversent à l’Etat américain les surplus de profits mais ils  ont surtout un pouvoir de décision majeur sur la marche de l’économie et de la finance américaine et mondiale en déterminant la quantité de monnaie émise, le niveau des taux et en contrôlant les autres banques.

En fait il s’agit ni plus ni moins d’un groupe de banquiers privés initiés (mais qui sont-ils vraiment ?), propriétaire d’un organisme privé qui gère la politique monétaire américaine, détermine le niveau des taux d’intérêts et crée la quantité de monnaie qu’il estime nécessaire, le tout dans une discrétion des plus curieuses et qui laisse cours à toutes les hypothèses et toutes les théories « complotistes », dans ce qui est encore la première puissance économique et militaire du monde.

Les gouverneurs de la FED New York.

Benjamin Strong, Jr. (22 décembre 1872 – 16 octobre1928), vice-président de Banker’s Trust,  fut gouverneur de la Fed New York de 1914 à 1928. Jusqu’à sa mort, il eu une influence prépondérante sur le système monétaire américain qu’il contribua à mettre en place avec d’autres banques importantes lors de la conférence de Jekill Island en 1910.

 

L’historien économiste Charles Kindleberger note que Strong fut l’un des rares décideurs américains à s’intéresser à la situation financière délicate de l’Europe dans les années 20, probablement la résultante de son amitié pour Montagu Norman (Banque d’Angleterre) et le Docteur Schacht (Reichsbank), et que, s’il n’était pas mort en 1928, il serait probablement intervenu pour maintenir la stabilité du système financier international.

Au contraire, l’économiste Murray Rothnard met en cause les manipulations financières de Strong qu’il présente comme le premier responsable du déclenchement de la Grande Dépression.

 

George Leslie Harrison (26 janvier1887 – 5 mars 1958) fût banquier, assureur et conseiller du secrétaire d’Etat à la guerre durant la dernière guerre mondiale.

 

Né à San Francisco, il est diplômé de l’Université de Yale et de Harvard (droit). A Yale, il sera introduit dans la société secrète Skull and Bones. Il commença sa carrière comme employé de la Cour Suprême.

Puis il entre au Federal Reserve Board et devient président de la Federal Reserve Bank of New York  qu’il dirige de 1928 à 1941.

Il rejoint ensuite à la New York Life Insurance Company une des plus grandes compagnies d’assurances américaines et, à cette époque, le premier assureur vie du monde. La compagnie gère alors $ 287 milliards d’actifs. Après la guerre, il en devient le président en 1948.

Allan Sproul (9 mars 1896 – 9 avril1978) est considéré durant cette période comme l’un des meilleurs banquiers centraux du monde. Il dirige la FED New York de 1941 à 1956.

 

 

Comme son prédécesseur, il est né à San Francisco, en mars 1896. Diplômé de Berkeley et de l’université de New York, il rentre à la Federal Reserve de San Francisco en 1920 , responsable de la direction analyse et recherche.

En 1930, il rejoint la Federal Reserve Bank of New York comme assistant du gouverneur adjoint. Six ans plus tard, il est premier vice président et président en 1941.

En 1942, lorsque la FED New York fût autorisée à siéger en permanence dans ce comité, il devient vice président du Federal Open Market Committee qui coiffe la politique monétaire des Etats Unis.

En 1956, il démissionne de la FED, retourne en Californie pour diriger la Wells Fargo Bank.

 

Alfred Hayes, Jr. (4 juillet 1910 – 2 octobre 1989). Expert en finance internationale, il avait aussi une réputation d’excellent mathématicien.

 

Il étudie la chimie au Harvard College, puis à Yale, passe par la Harvard Business School avant de partir étudier l’économie à Oxford.

En 1933, il est analyste chez City Bank Farmers Trust. En 1940, il est transféré chez National City Bank au département obligations. Deux ans plus tard, il est assistant au département investissements de la New York Trust ans Co, banque de gros, spécialisée en entreprises et qui deviendra Chemical Bank. De 1949 à 1955, Alfred Hayes est vice-président du département  international.

En 1956, il est nommé président de la Federal Reserve Bank of New York.

En 1964, lors d’une audition devant la House Banking Committee, son président Wright Patman, un opposant au système de la Federal Reserve, dit à Hayes: « Vous êtes en mesure d’opposer votre veto sur tout ce que le Président décide. Vous avez le pouvoir d’opposer votre veto sur les décisions du Congrès, et dans les faits, vous ne vous en privez pas. Vous allez trop loin”

 Lorsqu’il quitte la Federal Reserve, Hayes devient président de Morgan Stanley International jusqu’en 1981.

 Paul Adolph Volcker (né le 5 septembre 1927) est un économiste américain, directeur de la Réserve Fédérale des États-Unis (Federal Reserve Board) de1979 à 1987.

 

Volcker a été formé à la Teaneck High School, puis à l’Université de Princeton, à l’université Harvard puis à la London School of Economics.

En 1952, il rejoint la Banque de réserve fédérale de New York comme économiste à plein temps. Il quitte ce poste en 1957 pour devenir économiste financier à la Chase Manhattan Bank. En 1962, il intègre le Trésor en qualité de directeur de l’analyse financière et en 1963, il devient sous secrétaire adjoint aux affaires monétaires. En 1965, il retourne à la Chase Manhattan Bank comme vice-président et directeur de la planification.

De 1969 à 1974, il sert comme sous-secrétaire chargé des affaires monétaires au département du Trésor. À ce poste, il joue un rôle important dans les décisions conduisant à la suspension de la convertibilité du dollar en or en 1971 et dans la fin du système de Bretton Woods. En général il a eu une influence modératrice plaidant pour la recherche d’une solution internationale aux problèmes monétaires. En 1975, il devient président de la Réserve fédérale de New York puis, en août 1979, président de la Réserve fédérale.

Paul Volcker, un démocrate, fut nommé président de la Réserve fédérale en 1979 par le président Jimmy Carter et renommé par le président Ronald Reagan en 1983 La Fed sous Volcker est en général vue comme ayant mis fin à la stagflation des années 1970. l’Inflation, qui culmina à 13,5 % en 1981, fut abaissée à 3,2 % en 1983.

Le taux directeur de la Réserve fédérale qui voisinait les 11,2 % en 1979, fut porté par Volcker à 20 % en juin 1981. L’inflation sera vaincue au prix d’une lourde récession en 1982-1983. La Fed de Volcker subit les plus fortes attaques politiques et les plus vives protestations de l’histoire de l’institution. En effet les taux d’intérêts élevés pénalisaient la construction et l’agriculture. Il y eut une manifestation de fermiers sur C Street NW qui avec leurs tracteurs bloquèrent le siège de la Fed, le Eccles Building.

La nomination de Paul Volcker avait été saluée par un célèbre économiste avec la prédiction suivante : « La sélection de Volcker a été de loin la plus mauvaise. Carter a placé Dracula à la tête de la banque du sang. Pour nous, cela signifie qu’un krach et une dépression dans les années 80 sont plus que jamais certains. » Le krach se produisit en 1987, quelques mois après son départ…

Joseph Stiglitz Prix Nobel d’économie a dit dans une interview : « Paul Volcker, l’ancien président de la Fed, connu pour avoir tenu l’inflation sous contrôle ne fut pas reconduit parce que l’administration Reagan ne croyait pas qu’il serait un dérégulateur adéquat ».

 

Après avoir quitté la Fed, il est devenu président de la banque d’investissement J. Rothschild, Wolfensohn & Co.

 

En avril 2004, Volcker a dirigé une commission d’enquête sur une possible corruption politique dans le programme pétrole contre nourriture (Irak). Dans son rapport, il a critiqué Kojo Annan, fils du secrétaire général de l’ONU Kofi Annan.

 

Il est depuis le 26 novembre 2008, conseiller du président Barack Obama en tant que directeur du Conseil pour la reconstruction économique (Economic Recovery Advisory Board) nouvellement créé.

 

Il préside également le Groupe des Trente. Président, de 1991 à 2001, du groupe Nord Américain au sein de la Commission Trilatérale, il est proche de la famille Rockefeller. Comme le montre non seulement les postes qu’il a occupé à Chase Manhattan Bank mais aussi son implication dans le Trust Committee of Rockefeller Group, Inc. (RGI), depuis 1987. Cette entité a géré un temps le Rockefeller Center.

 

Alan Greenspan (né le 6 mars 1926 à New York), économiste de formation, a été le président de la Réserve fédérale, la banque centrale des États-Unis, du 11 août 1987 au 31 janvier 2006.

Spécialiste de la politique monétaire intérieure des États-Unis, sa gestion du krach d’octobre 1987 et de l’inflation pendant son mandat est reconnue. Louant sa grande expérience, les médias l’ont appelé « l’économiste des économistes », ou le « Maestro », au regard de l’engouement des années 1990 pour la technologie, qu’il a favorisé. Il a cependant été mis en cause lors de la crise des subprimes pour avoir laissé fortement augmenter la masse monétaire à la fin de son mandat, par une politique de taux d’intérêts très bas suivie d’un redressement important des taux directeurs, et pour avoir ignoré des mises en garde concernant le marché des subprimes émanant du conseil de la Réserve fédérale, notamment d’Edward Gramlich , professeur d’économie de l’Université du Michigan, spécialiste d’économie publique, de la réforme du système de santé et du marché de l’immobilier.

 

 

 

À l’automne 1945, il entre à l’école de commerce, de comptabilité et de finance de l’université de New York. Il obtient sa licence d’économie au printemps 1948. Au cours de ses études, il est amené à travailler pour joindre les deux bouts. En 1953, il s’associa et fonda le cabinet de conseil et d’analyse économique Townsend-Greenspan.

 

En 1967, il s’implique dans la vie publique en intégrant l’équipe de campagne de Richard Nixon, candidat républicain qui devient président des États-Unis en 1969. Prenant quelques distances avec le nouveau gouvernement, il accepta néanmoins la présidence du Council of Economic Advisers (CEA), où il prit ses fonctions le 8 août 1974, la veille de la démission de Richard Nixon suite au scandale du Watergate. Il tiendra ce poste jusqu’à la fin du mandat présidentiel de Gerald Ford en 1977, puis retourna diriger sa société de conseil.

En 1977, il soutient sa thèse à l’université de New York et obtient son doctorat en sciences économiques.

En 1979, il entre dans l’équipe de campagne présidentielle de Ronald Reagan, qui devient président en 1981 et sera réélu en 1985.

Le 11 août 1987, il est nommé 13e président du conseil de la Réserve fédérale des États-Unis par Ronald Reagan, remplaçant Paul Volcker. Deux mois seulement après son arrivée à la tête de cette institution, il doit faire face au krach d’octobre 1987. Il sera ensuite approuvé à son poste par les présidents suivants George H. W. Bush, républicain, et Bill Clinton, démocrate. En 2004, George W. Bush le renomme pour servir un 5e et dernier mandat. Il cède son poste le 1erfévrier 2006 à Ben Bernanke.

Sa politique monétaire eut pour conséquence l’arrêt de la hausse du marché de l’immobilier américain puis sa chute, et de nombreux analystes la rendent largement co-responsable de la crise des subprimes et en somme de l’ensemble de la crise financière des années 2007-2008..

Il est un ancien membre du Bohemian Club, un des clubs les plus fermés du monde. Il a participé à la conférence Bilderberg de 2002.

Suite à la crise des subprimes, devant le Congrès le 23 octobre 2008, il reconnait publiquement avoir trouvé un défaut dans son système consistant à faire du marché libre le meilleur moyen d’organiser l’économie.

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Ben Shalom Bernanke, né le 13 décembre 1953 à Augusta, Géorgie, aux États-Unis, est un économiste américain, du courant nouveau keynésien. Il est l’actuel président de la Réserve fédérale des États-Unis.

 

Diplômé de l’école supérieure de Dillon, dans l’État de Caroline du Sud en 1971, puis de l’Université Harvard en 1975, il obtint son doctorat au MIT en 1979. Sa thèse, dirigée par Stanley Fischer, actuellement le gouverneur de la Banque d’Israël, est intitulée « Les engagements de long terme, l’optimisation dynamique et le  cycle économique. 

Il a enseigné la théorie monétaire à l’université Stanford de 1979 à 1985, a donné des conférences à la London School of Economics et a été professeur invité à l’université de New York. À partir de 1985, il est professeur au département d’économie de l’université de Princeton. De 1996 à septembre 2002, il a présidé le département d’économie de la dite université.

Il est membre à partir de 2002 du conseil des gouverneurs de la Réserve fédérale. Il est ensuite nommé président du Conseil économique de la Maison-Blanche (Council of Economic Advisers ou CEA). Le 24 octobre 2005, George W. Bush a nommé Bernanke à la tête de la Réserve fédérale, poste qu’il occupe depuis le 1er février 2006.

Il a plusieurs fois tenu des propos publics vigoureux ces dernières années, peu typiques d’un banquier en vue, et ce en particulier à deux occasions :

  • Le 21 novembre 2002, il a prononcé un discours particulièrement vigoureux et resté célèbre, traitant des possibles actions de la Réserve fédérale pour empêcher la déflation, intitulé Deflation: Making Sure “It” Doesn’t Happen Here. Ce texte est parmi ceux qui exposent le mieux les vues de Ben Bernanke en matière de politique monétaire, et lui a valu le surnom de « Helicopter Ben » (littéralement « Ben l’Hélicoptère ») de la part de certains de ses détracteurs (en effet, Ben Bernanke y a fait référence à une phrase de l’économiste Milton Friedman sur le largage d’argent par hélicoptère dans l’économie pour combattre la déflation). La crise financière de 2008 lui a donné une importance particulière puisque M. Bernanke, à la tête de la Réserve fédérale, a été amené à mettre en pratique certains des remèdes qu’il préconisait alors.
  • Le 10 mars 2005, avant d’être nommé au CEA (Council of Economic Advisers), il a donné une conférence dans laquelle il faisait porter la responsabilité des divers déficits et déséquilibres extérieurs des États-Unis sur un excédent mondial d’épargne (A Global Saving Glut) plutôt qu’un excès de consommation des États-Unis ce qui, même aux États-Unis, est considéré comme une thèse hardie. Son discours n’a pas manqué de provoquer quelques inquiétudes ou interrogations dans le reste du monde.

Pour sa troisième opération de « quantitative easing » , la FED achète chaque mois $ 40 milliards de créances hypothécaires et $ 45 milliards de bons du Trésor. Son bilan atteint près de $ 3.000 milliards, un record…

 André

Retrouver l’introduction du dossier sur les banques centrales ici

La semaine prochaine, André livrera son analyse sur la banque centrale de la Grande Bretagne.

21. mai 2013 · 6 commentaires · Catégories: TOUS

Bonjour,

Gévelot a à sa disposition plusieurs catalyseurs mais pour être honnête la publication du chiffre d’affaires 2012 diminue en partie l’attrait de ces catalyseurs. En effet, l’activité pompes n’a malheureusement pas réussi à voir son CA progresser (il a même fortement reculé) ce qui me laisse un peu perplexe quant à sa qualité de vache à lait que je lui accorde. D’autre part, il est possible d’après le communiqué qu’il y ait une dépréciation de valeur sur les activités liées au marché de l’automobile.

 -cession de l’activité mécanique qui permettrait une lecture plus facile de l’entreprise et de très légèrement réduire le caractère cyclique de l’entreprise= mais c’est un scénario peu probable. L’activité mécanique est très petite si on la compare aux deux autres activités. Ce catalyseur ne se réalisera pas car l’activité fait partie de l’ADN de l’entreprise.

-continuer le programme de rachat d’actions. Celui-ci a été initié de manière importante en 2010, 2011 a continué cette tendance (même si cela a été à un degré moindre). En 2012, les 2500 actions en autocontrôle ont été annulés ce qui est une bonne chose car on observe une certaine régularité dans les rachats même si il semblerait que l’on arrive à la fin d’un cycle de rachat.

- le marché ne prend pas en compte le fait qu’il y a 3,5 MEUR qui sont en actifs financiers courants alors que c’est de la trésorerie. C’est un de mes catalyseurs favoris.

- non prise en compte par le marché que les investissements ne concernent quasiment que l’activité extrusion, les deux autres activités ayant un faible besoin d’investissement. Sans oublier que l’activité pompes requiert très peu de R&D. Un autre de mes catalyseurs favoris.

- une plus grande contribution de l’activité pompes : une progression plus régulière du résultat et un moindre risque client faciliterait la lecture de l’activité comme étant une vache à lait. C’est un objectif que j’aimerai bien voir se réaliser à long terme.

- un recul des provisions pour risques pays et risque de nature commerciale. Sans que ceux-ci disparaissent, on peut penser que la provision pour risques pays ne sera pas récurrente (2,3 MEUR en 2011) et que un meilleur contrôle des risques de nature commerciales (1,05 MEUR en 2011) pourraient apporter davantage de cash à Gévelot. Un autre catalyseur que j’aime bien car il apportera du cash sans que Gévelot augmente son CA.

- une meilleure gestion des créances clients (surtout dans l’activité pompes) afin d’avoir moins de retard de paiement. Ce catalyseur sera peut être facilité par la mise en place d’une nouvelle équipe dans l’activité pompes.

-un management pragmatique et qui va dans le sens de l’actionnaire : rachat d’actions, dettes financières sous contrôle, clarté sur le défi de chacune des activités et forte capacité d’adaptation aux environnements de chacune de ses activités. Il est toujours rassurant de voir un management qui sait gérer l’entreprise dans le meilleur intérêt de ses actionnaires/copropriétaires.

Qu’en pensez-vous ?

Cheers

Jeremy

Je n’ai pas d’actions Gévelot mais l’entreprise est sur ma watchlist.

17. mai 2013 · 3 commentaires · Catégories: TOUS

Bonjour,

on continue l’analyse de Gévelot avec les faiblesses, les points intéressant et un peu de valorisation.

Faiblesses

Recours à de la mobilisation de créances commerciales. – celle-ci, même si c’est de l’optimisation de créances, n’est pas excellente car 1/cela a un coût (l’intermédiaire bancaire prend des frais) et 2/ peut donner le signal que l’entreprise a besoin de cash (même si pour Gévelot ce n’est pas un problème, leur faible niveau de dettes et la position nette de trésorerie est bonne).

Un ROE et ROTC très faible (5,6% en moyenne pour le ROE pour les huit dernières années qui inclut une année en perte (si on exclut l’année en perte on obtient une moyenne de 6,97%) et de 4,8% pour la ROTC (5,63% si on exclut l’année en perte). A titre d’exemple on peut voir l’évolution assez erratique du résultat net qui illustre le côté cyclique de l’entreprise.

Ainsi avec un ROE moyen de 5,6% et une ratio prix/valeur comptable par action de 0,3, on a un ROE réel de 16,8% (5,6% *0,3). En d’autres termes, le ROE de 5,6% n’est obtenu qu’avec un valeur comptable par action qui est valorisée seulement à 1/3 par le marché. On voit bien l’idée que si le prix est excellent, un ROE très faible peut devenir un ROE correct voir très bien. L’article d’Etienne d’investisseur débutant explique très clairement ce point ici :http://www.investisseurdebutant.com/achats-simples-et-effiaces

Evolution du résultat net

En MEUR 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011
Résultat net 10,5 5,3 4,4 9 4,3 -1,7 8,9 13,7

 

Une activité extrusion qui dépend encore fortement du marché automobile français.

Une activité forcément cyclique du fait de sa dépendance au secteur automobile pour deux de ses trois activités. L’activité extrusion dépend fortement de clients importants. Cette part est restée stable entre 2009 et 2011 : 51,5% en 2009, 51,2% en 2010 et 53,90 en 2011. Ces données ne sont disponibles que depuis 2009.

Les dépenses de R&D sont élevées pour l’activité extrusion à froid (2,8 MEUR en 2011, 1,3 MEUR en 2010, 1,775 MEUR en 2009, 0,970 KEUR en 2008). Au global (les trois activités confondues), la R&D est un investissement important pour l’entreprise (3 ,3 MEUR en 2011, 1,9 MEUR en 2010, 4,075 MEUR en 2009, 2 MEUR en 2008 et 2,7 MEUR en 2007 et 2,4 MEUR en 2006).

Les créances clients augmentent en 2011  du fait que des grands clients exports de l’activité Pompes ont eu des retards de règlement. Cela reste exceptionnel mais c’est dommage car on est sur l’activité vache à lait. ce qui ne me rassure pas complètement sur la solidité des clients.

Des provisions pour risques pays et risques commerciales en 2011 qui peuvent s’expliquer par les clients de l’activité pompe. J’aurai bien voulu avoir davantage d’informations sur ce à quoi cela correspond.

Pour les montants, cela représente 2,3 MEUR pour le risque pays et 1,05 MEUR pour une provision pour charges de nature commerciales.  Ainsi, on a 3,35 MEUR de provision ce qui n’est pas négligeable lorsque on le compare au résultat net 2011 de 13,7 MEUR.

Pour ce dernier point, on observe qu’il y a une tendance à la hausse depuis 2010 :

En MEUR 2006 2007 2008 2009 2010 2011
Provision pour charges de nature commerciale 0,232 0,238 0,36 0,16 0,689 1,05

 

Quelques éléments de valorisation

On obtient un ratio VE (valeur d’entreprise)/Résultat opérationnel de 1,98 si on prend le résultat opérationnel de 2011 et un ratio de 4,27 si on prend le résultat opérationnel moyen des 8 dernières années (y compris l’année 2009 qui était en perte).

La VE est actuellement de 40,3 MEUR qui bénéficie en 2011 de la trésorerie nette de 1,7 MEUR. On notera que je n’ai pas pris en compte les 3,5 MEUR qui sont de la quasi trésorerie… et qui viendrait  baisser d’autant la VE.Néanmoins, il faut être vigilant avec cet excellent ratio car il est très probable que l’année 2012 ne nous fournisse pas un très bon résultat opérationnel ce qui impactera d’autant le ratio.

Avec la FCF on a les éléments suivants (pour l’activité mécanique et extraction à froid je considère (pour me donner une marge de sécurité que la totalité des investissements sont des investissements de maintenance. Pour l’activité pompes, j’estime qu’une grande partie est de l’investissement de croissance).

En KEUR Flux net de trésorerie généré par l’activité Acquisition des immobilisations corporelles et incorporelles (capex) Capex avec l’application d’un ratio de 75% pour déterminer l’investissement de maintenance R&D (je prends à 100 % en tant que dépense de maintenance même si une toute petite  partie est à l’actif du bilan) FCF
2011 1 487 10 607 8 485,6 3 300                   -10 298,6
2010 28 651 7 352 5 881,6 1 900                    20 869,4
2009 20 080 9 164 7 331,2 4 200                    8 548,8
2008 16 016 14 303 11 442,4 2 700                    1 873,6
2007 14 141 10 179 8 143,2 3 000                    2 997,4
2006 8 150 16 158 12 926,4 3 400                     -8 176,4
2005 4 731 18 982 15 185,6 3 300          -          13754,6

Du fait de l’activité cyclique, on a de très fortes variations du BFR qui explique que le flux net de trésorerie connaît par moment de fortes variations (et notamment en 2011).

La part de R&D qui est mis à l’actif du bilan reste très faible ce qui est un bon point. La R&D est une charge. Il n’en reste pas moins que la R&D est élevé pour l’entreprise (en moyenne cela représente 3,1 MEUR par an).

Points intéressants à retenir

-          Des investisseurs institutionnels sont présents au capital: Financière de l’Echiquier et Stock picking.

-          C’est dommage mais depuis 2011, on n’a plus le même niveau de détail pour l’activité des des filiales et des participations (on a des indicateurs mais plus de paragraphes dédiées à chacune des filiales). Cela peut se comprendre par la volonté de ne pas diffuser d’informations qui peuvent être utilisées par la concurrence mais c’est dommage quand même !

-          liquidité du titre très faible (mais à nous d’en profiter!)

-          Les stocks représentent en moyenne 17,35% du chiffre d’affaires. Depuis 2009, on a un chiffre stable de 16,46% pour 2009, 15,30% pour 2010 et 16,36% pour 2011. Avant 2009, on avait plutôt des chiffres se situant dans les 20 et 18%.

Qu’en pensez-vous ?

Cheers

Jeremy

Je n’ai pas d’actions Gévelot mais l’action est sur ma watchlist.

16. mai 2013 · 2 commentaires · Catégories: TOUS

Chers lecteurs,

On continue aujourd’hui notre aventure Republic Airways de la semaine dernière en commençant par les catalyseurs, en passant par le bilan et en terminant par un estimé de la valeur intrinsèque du business.

Je vous rappelle que la première partie de l’analyse de Republic Airways est ici.

Catalyseurs : Pourquoi les choses changeraient-elles ?

-      Le climat macroéconomique aux US nous semble plus clément, et Frontier devrait aller mieux. En sus de cela Bryan Bedford, le CEO, a annoncé vouloir réaliser une séparation des deux entreprises début 2013.

-      Depuis plus d’un an et demi, le management s’est attelé à la tâche de restructuration de Frontier et a fait appel à Barclays investment banking pour explorer des alternatives stratégiques (comprendre probablement vendre la compagnie). La compagnie devrait rester profitable au dernier trimestre et générer un bénéfice autour de 0,3 $ par action cette année.

-      Renforcement du core business dans les années à venir, via des contrats qui devraient apporter 45 millions de cash-flow supplémentaire pour une capitalisation boursière d’à peine plus de 200 millions, si l’on croit le CEO.

-      La restructuration de Chautauqua Airlines, une filiale de Republic (core) qui opère de petits jets et qui n’était pas particulièrement profitable. Les petits jets non profitables pompaient le cash généré par les gros jets. Le management est allé renégocier les contrats et on peut attendre une amélioration supplémentaire de l’ordre de 40 millions par an.

-      Le CEO s’est engagé à retourner le cash aux actionnaires

Par cette transformation, la compagnie core devrait passer d’un profit de 0,7 dollars par action à 1,3 dollars par action.

Pourquoi Republic devrait-elle pouvoir garder son cash-flow dans le temps ?

Les compagnies aériennes sont en difficulté, beaucoup font régulièrement banqueroute, et de moins en moins de compagnies ont donc de l’argent pour acheter des jets. Afin d’éviter un CAPEX d’investissement important dans un contexte perpétuellement difficile pour les compagnies aérienne, il est relativement sensé de faire appel à Republic pour sous-traiter des vols régionaux. Les grandes compagnies préfèrent généralement remplir les long-courriers.

Bilan

On a l’impression première que Republic est un tas de dette, avec 2,2 milliards de dette totale contre une capitalisation de 218 millions. Toutefois, cette dette est entièrement couverte en termes de collatéral par un certain nombre d’avions, et le cash issu du leasing de ces avions permet de la repayer. Le cash en excès de 125 millions à la disposition de la compagnie est totalement libre d’après les termes de la dette et peut donc être retourné aux actionnaires.

Nous estimons que la compagnie est aujourd’hui capable de s’autofinancer. Cela n’était pas toujours le cas, notamment en 2010 où Republic a du émettre des actions à la suite de l’acquisition de Frontier… Ce manque de capacité d’autofinancement des compagnies aériennes classiques est très caractéristique, et c’est probablement pour cela Republic + Frontier est moins chère que ce que vaudrait, à notre sens, Republic à elle seule.

Risques de l’investissement

Le danger principal de l’investissement est que Republic et Frontier n’arrivent pas à se séparer et que le prix du Kérozène augmente. Dans un tel cas de figure, Republic aura beaucoup de mal à faire valoir son avantage compétitif.

L’endettement, bien qu’ayant un bon collatéral, pourrait dans un tel cas de figure jouer contre la compagnie, car une saisie des avions nous prive évidemment de revenus…

Estimé de fair value :

Nous pensons que, vu le danger de Frontier et du secteur, ce business devrait conservativement se transiger à environ 6 – 7 fois les bénéfices cash de Republic, soit 12-14 $. Cette cible est extrêmement prudente vu la prévisibilité du revenu du core business (à 10 fois un bénéfice prévisible, on serait plutôt à 20 $).

Et vous, qu’en pensez-vous ?

Serge

15. mai 2013 · 7 commentaires · Catégories: TOUS

BeRichCorpeuses, BeRichCorpeurs, bonjour,

Nous vous livrons la première partie sur les banques centrales : qui sont-elles vraiment ? Il y aura une longue série d’articles sur ce thème car André a mené une véritable étude !

Nous vous souhaitons une agréable lecture pédagogique ! Donnez-nous votre avis !

Votre équipe BeRichCorp

Avertissement.

 

Cet aperçu des principales  banques centrales occidentales, Japon excepté, de leur histoire, de leurs dirigeants, n’est pas le fruit d’une étude d’universitaire. Faute de temps, l’auteur emprunte chaque fois que possible les généralités à différents sites, tels Wikipedia, ceux des banques centrales ou à des articles parus dans des ouvrages, des quotidiens ou magazines. Bien évidemment, il contient aussi des réflexions personnelles.

L’objet de ce travail est avant tout de présenter un panorama de ces institutions dont les actions se répercutent sur notre quotidien sans que trop souvent nous en soyons conscients ni n’en connaissions les acteurs.

Pour les lecteurs pressés, l’introduction soulève les questions que l’auteur se pose, la principale étant la nécessité de revenir à la souveraineté des Etats nations dans la création et le contrôle de leur monnaie.

Prologue

La crise actuelle que nous traversons, dans son principe, a des mécanismes très simples :

-          La finance a été dérégulée et finalement peu contrôlée ; les régulateurs ont laissé faire, voire ont aidé par leurs politiques monétaires laxistes ;

-          Elle s’est donc livrée à des montages de crédits de plus en plus importants en volumes, de plus en plus complexes et donc risqués ;

-          Le pouvoir d’achat des classes moyennes stagnant a renforcé la demande de crédits ;

-          Les bulles financières se sont formées, ont fini par éclater (« subprimes » et autres) ;

-          De nombreux établissements financiers se sont trouvés en faillite ;

-          Les Etats par le biais de leurs banques centrales ont volé à leur secours pour éviter la catastrophe ;

-          4.000 milliards d’Euro ont été injectés dans le système bancaire ;

-          La dette financière privée est venue s’ajouter à une dette publique artificielle ;

-          Le déséquilibre des comptes des Etats s’est fortement aggravé ;

-          Pour le réduire et rembourser la dette publique on a mis en place des politiques d’austérité ;

-          Ces politiques d’austérité entraînent un ralentissement de l’activité économique, font baisser les recettes fiscales et obligent à en créer de nouvelles, provoquent le chômage de masse, augmentent les charges et donc, accroissent les déficits ;

-          Les pays perdent toute marge de manœuvre pour doper la croissance économique ;

-          La finance dérégulée qui a passé ses mauvaises créances aux contribuables continue à jouer librement au casino ;

-          Les activités spéculatives des banques subventionnées par des fonds publics posent la question du rôle de sauveteurs en dernier ressort des Etats ;

-          Les projets de réforme (Volker aux USA, Vickers en Grande Bretagne ou France) pour contraindre les banques à séparer activités de dépôts et spéculation restent lettre morte ; le rapport de force entre Etats et banques reste établi en faveur des banques  qui organisent leurs activités spéculatives différemment avec les « shadow banks » qui prennent d’énormes risques financiers et échappent aux autorités de contrôles ;

-          Les énormes quantités de monnaie injectées par les banques centrales dans les banques alimentent une nouvelle bulle spéculative : les bourses grimpent…

-          Les conditions d’un  nouveau krach financier n’ont pas été éliminées.

 

Introduction

Sur le site Berichcorp.com, j’avais essayé d’expliquer simplement, ou le plus simplement possible, le rôle d’une banque centrale, ou d’une simple banque, dans la création monétaire avec un cahier et un crayon, outils devenus presque obsolètes depuis la création sur le net en 2009 des Bitcoins, monnaie digitale et virtuelle, lancée par un ou des hackers, hors de contrôle des régulateurs et dont l’encours actuel s’élève à 2 milliards de dollars US. Quel en sera le sort futur, et celui des sites concurrents créés depuis, et va-t-on la laisser vivre hors du système ? A suivre, mais ce n’est pas l’objet de notre étude.

Comment ont été créés les 4.000 milliards d’Euro injectés dans les banques et par qui ? Les banques centrales évidemment. Partout dans le monde, les banquiers centraux sont aux commandes. Ils font bouger les marchés, ils changent des économies, ils maintiennent en vie des entreprises qui auraient fait faillite et renflouent des secteurs entiers de la banque et de la finance avec des prêts quasiment gratuits.

Mais qui sont-ils ?

-          Historiquement, toutes les banques centrales occidentales, sauf exception, ont été créées sous forme privée. Elles sont à la fois banques commerciales et émettrices  de la monnaie, avant de devenir de pures banques centrales capables de créer de la monnaie ex nihilo.

-          Les actionnaires sont donc privés, personnes physiques ou morales, bien souvent des banques d’affaires, et particulièrement discrètes.

-          L’exemple de la Federal Reserve américaine et de sa création est patent. Il est difficile d’en connaître les actionnaires et il faut s’en tenir à quelques rares études ou interventions de membres du Congrès américain qui ne semble pas plus curieux que cela pour une institution qui ne compte plus ses commissions d’enquêtes.

-          Les noms souvent cités sont les Rothschild d’Europe, Lazard frères, Kuhn Loeb & Company, Schroders, Warburg Company, Lehman Brothers, Goldman Sachs, la famille Rockefeller et City Bank, J.P. Morgan, Brown Brothers Harriman, souvent des banques basées à Londres. Mais sans pouvoir en avoir confirmation ferme.

-          Difficile de croire aux coïncidences lorsque l’on observe que des hommes de Goldman Sachs sont actuellement à la tête de la Federal Reserve de New York, de la Banque d’Angleterre ou de la Banque Centrale Européenne.

-          Le système aime décidemment les banques privées. En Irak, c’est une banque privée qui est créée après la chute de Sadam Hussein sous l’égide de JP Morgan, c’est-à-dire Rothschild. En Lybie, même schéma et on ne connaît pas les actionnaires. Au Sud Soudan, après la sécession est créée une banque privée sur le schéma de la Federal Reserve.

-          A partir des années 30, les dirigeants ne sont plus directement issus de banques d’affaires ou de familles de banquiers, Warburg, Lazard, Rockefeller.

-          A partir de cette époque, les dirigeants officiels des banques centrales sont souvent d’origine modeste, ont fait de brillantes études dans les temples de la finance internationale que sont la London School of Economics, Oxford, Harvard ou New York. Ils viennent de, ou terminent pour la plupart leur carrière dans les banques d’affaires mentionnées ci-dessus.

-          Ils appartiennent aussi souvent aux mêmes cercles d’influence classiques Council of Foreign Relations, Trilatérale, Bidelberg, ou plus exotiques, Skulls and Bones, Bohemian Club, Le Siècle.

-          Le maître mot des banques centrales est « indépendance » des pouvoirs publics, soit parce que privées, soit, après parfois des périodes de nationalisation, de par les lois nationales de non ingérence.

-          Clé de voûte du système, la Banque des Règlements Internationaux, banque des banquiers centraux. Elle atteint la quintessence de l’indépendance : la Banque des Règlements Internationaux  est une banque privée possédée et contrôlée par les banques centrales mondiales, elles-mêmes souvent des entreprises privées. La BRI a une immunité gouvernementale, ne paie aucun impôt et possède sa propre force de police privée. Elle est au dessus des lois.

-          Ayant privatisé la création monétaire enlevée aux Etats, le système va faire de même avec la dette publique en interdisant par loi aux banques centrales qu’il contrôle de prêter directement aux Etats.

-          Fin décembre 2012, au micro d’Europe 1, dans l’émission « Médiapolis », Michel Rocard fut l’auteur de déclarations on ne peut plus intéressantes qui ne furent pas l’objet de reprises dans les autres médias. Le propos de Michel Rocard est le suivant : la réforme de la Banque de France de 1973 a interdit que celle-ci prête à l’État à taux zéro. L’État est donc allé emprunter avec intérêts sur les marchés privés. « Si nous en étions restés au système précédant, qui permettait, répétons-le, à la Banque de France de prêter à l’État à taux zéro, notre dette serait de 16 ou 17 % du PIB, soit bénigne ».

-          La France paye ainsi aux marchés financiers 50 milliards € par an et toute l’Europe réunie 350 milliards d’Euro. En multipliant cela par 20 ou 30 ans, on a une idée de la ponction réelle sur les richesses nationales qui est faite de manière artificielle, sauf pour les peuples et leurs économies qui en subissent le poids.

-          Historiquement, toutes les grandes crises économiques ont été provoquées par des crises financières dues à des excès de création de liquidités : 1929, 1987, 2000, 2008.

-          L’aventure continue à des niveaux jamais atteints auparavant. Pour tenter de juguler une crise économique sans précédent, due aux excès financiers des subprimes, CDS et autres dérivés, les banques centrales des pays développés injectent des milliers de milliards de dollars dans l’économie sans savoir quelles seront les conséquences d’une telle politique à long terme.

-          On a créé un système où tous les éléments interagissent les uns avec les autres échappant à l’analyse macro économique rationnelle, de sorte que personne n’est capable de prédire ce qui arrivera au final.

 

 

« Donnez-moi le contrôle de l’approvisionnement financier d’une nation et peu m’importe qui établit les lois »

                                                                             Mayer Amschel Rothschild

André

14. mai 2013 · 10 commentaires · Catégories: TOUS

Bonjour,

Vous allez-être surpris que j’analyse cette entreprise car normalement je vous embête beaucoup avec l’avantage concurrentiel et là, je vais être honnête je ne pense pas qu’il y en ait (quoique peut-être l’activité pompes)!

Pour bien comprendre l’activité de Gévelot, voici ma compréhension de leurs trois activités:

-extrusion à froid: ils fabriquent de petites pièces qui sont importantes pour les voitures

- pompes: elles facilitent le transfert de fluides autres que de l’eau. Il s’agit de fluides visqueux, chimiques donc cela requiert des pompes bien spécifiques et pas uniquement des tuyaux classiques.

- mécaniques: ils proposent notamment des carburateurs.

Les deux activités extrusion à froid et pompes représentent 92,8% du CA 2011. L’activité mécanique est historique mais n’est pas décisive tant en terme de CA que de résultat. Ainsi, on a à faire à une entreprise qui intervient sur deux activités clairement cycliques (extrusion à froid et mécanique) alors que l’activité pompes semble être un peu moins cyclique du fait d’un éventail de clients plus large (industries pétrolières, industries chimiques, alimentaires). De mon point de vue, l’activité mécanique est conservé dans le périmètre car c’est l’activité historique de Gévelot et qui peut sans doute obtenir des commandes à travers l’activité Extrusion car on peut penser que les deux activités partagent des clients communs dans l’automobile.

La publication récente du CA 2012 a apporté les éléments suivants :

-          L’activité pompes a connu un recul d’activité important (retrait de 12,5% pour passer de 94,8 à 83 MEUR de CA).

-          Le résultat net consolidé 2012 devrait rester positif mais avant prise en compte de dépréciation d’actifs («  les tests de valeurs , intégrant notamment les mauvaises perspectives d’activité du marché automobile, qui pourraient conduire à un résultat net final négatif , seront examinés dans les semaines à venir »).

Des investissements très faibles tant pour l’activité pompe que pour l’activité mécanique mais peut-être un redémarrage de cycle d’investissement pour l’activité extrusion.

En MEUR Extrusion Pompes Mécanique
2011 7,2 3 0,3
2010 4,6 2,5 0,1
2009 5 3,9 0,3
2008 6,7 5,6 0,6
2007 5,9 2,5 1,6
2006 12,3 2,3 1,3
2005 15,5 3,2 0,4
2004 9,3 2,2 0,2
Moyenne 8,31 MEUR 3,15 MEUR 0,6
En% des investissements totaux (en 2011) 68,6% 28,6% 2,8%

L’activité pompe requiert peu d’investissements (28,6% en 2011). Cette activité permet de couvrir la forte cyclicité de l’activité extrusion et mécanique. Je ne pense pas que ces deux activités seront cédées car elles font parties de l’ADN de Gévelot.

L’activité mécanique ne semble pas requérir d’investissement important. Ainsi, même si l’activité n’est pas fantastique (pas toujours rentable), cela ne coûte pas grand-chose en terme d’investissement. L’activité mécanique a pour elle l’avantage de ne requérir que de faibles investissements.

L’activité extrusion a connu un important programme d’investissement entre 2004 et 2007 et désormais la question est de savoir si la forte augmentation en 2011 marque ou non le début d’un nouveau cycle d’investissement.

Paradoxalement, c’est l’activité extrusion à froid qui concentre la très grande majorité des investissements. Par le terme paradoxale, je veux indiquer que l’activité qui est la plus rentable (les pompes) ne requiert que 28,6% des investissements confirmant ainsi que l’aspect cash machine pour Gévelot car on un CA qui dans le temps qui est en progrès, un résultat net en progression, la meilleure marge nette des trois activités et un éventail de client diversifié.

 Forces

Une trésorerie nette positive depuis 2010 qui permet de faire face aux à-coups de l’activité.

  2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011
Trésorerie nette 9,3 -5,1 -14,2 -10,6 -10,6 -3 17,2 1,7

3,5 MEUR correspondent à « des dépôts bancaires à plus de trois mois donc c’est de la trésorerie mais qui comptablement ne sont pas reconnues comme de la trésorerie alors qu’ils bénéficient de la même liquidité et sont sans risques ».En d’autres termes, on devrait rajouter ce montant à la trésorerie et cela vient amplifier la position de trésorerie nette de l’entreprise qui est en 2011 serait de 5,2 MEUR (1,7 MEUR de trésorerie nette 2011 plus 3,5 MEUR).

Des dettes financières en forte diminution (-41.6%)  sur la période 2005-2011 et stable entre 2004 et 2011.

En MEUR 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011
Dettes financières CT et LT 19 36 42 39 31 27 19 21

Une valeur comptable par action extrêmement élevée qui nous offre un ratio prix valeur comptable extrêmement bas : une valeur comptable par action en 2011 de 154 euros par action pour un cours de 49 euros représentant un ratio cours/valeur comptable par action de 0,3 ! Certes, il s’agit d’immobilisations corporelles qui sont souvent des usines (et qui de ce fait ne peuvent pas être prise à 100% de leur valeur ! Dans le détail en 2011, sur les 84,8 MEUR d’immobilisations corporelles nettes : 45,8 MEUR sont des matériels et outillages, 25,9 MEUR sont des terrains et des constructions industrielles et 5,1 MEUR des terrains et constructions administratives, le solde étant intitulé « autres, en cours et avances et acomptes) et l’entreprise intervient dans un domaine cyclique mais n’oublions pas qu’elle a une position de trésorerie nette en 2011, un management compétent (transparence sur les difficultés auxquelles doivent faire face les différentes activités, rachats et annulation d’actions).

Une politique récente (depuis 2010) de rachat et d’annulation d’actions qui a permis de réduire de 4,53% le nombre d’actions. Un des questions sera de savoir si cette approche sera maintenue…Personnellement, je pense que cela ne sera pas le cas cette année du fait d’une année 2012 difficile.

Capacité à bien vendre ses actifs (l’immeuble de Vanves).

Des frais variables (recours à l’intérim qui est classique dans l’industrie automobile) qui permettent de lisser un peu les coûts en cas de ralentissement fort. Ainsi, en 2011 on avait 130 personnels intérimaires pour un effectif total de 1 195 (pour 2010 ces chiffres étaient respectivement de 112 et 1175).

Une légère montée en puissance des effectifs situés hors de France ( 399 en 2011 contre 383 en 2010) ce qui pourrait baisser légèrement le coût de la main d’œuvre. Mais ce point reste à relativiser car Gévelot est également présent en Allemagne. Ainsi, les emplois hors de France ne signifient pas nécessairement des emplois dans des pays à faible coût de main d’œuvre.

Activité Pompes

Une activité « pompes » source de cash même si l’annonce du CA 2012 semble indiquer que cette activité est également fortement cyclique.

L’activité la plus rentable de Gévelot et qui subit moins d’à-coups.

En MEUR Chiffre d’affaires Résultat d’exploitation Résultat net Marge nette
2011 85,1 13,3 6,5 7,64%
2010 76,8 13,5 6,6 8,59%
2009 67,1 6,5 2,7 4,02%
2008 78,6 6,1 4,1 5,22%
2007 77 9,1 5,7 7,39%
2006 64,6 7,7 6,5 10,06%
2005 64 8,6 4,2 6,50%
2004 51,9 4,6 2,4 4,62%
Moyenne   8,68 4,83 6,76%

Pour la période 2004 à 2010 j’ai pris pour le résultat d’exploitation et le résultat net de PCM S.A (France) qui dégage la très grande majorité du résultat de Gévelot. Pour 2011, Gévelot fournit les chiffres globaux de PCM.

L’activité dégage un résultat net régulier même si on voit que le record de résultat net de 2006 n’a pas été battu alors que le CA a progressé de 31,7% entre 2006 et 2011.

Une participation de 45% dans Kudu qui commercialise les pompes (elle assure 18% des ventes de PCM dans le secteur pétrolier).

L’activité requiert peu de R&D (à titre d’exemple 0,1 MEUR en 2011, 0,3 MEUR en 2010, 1,7 MEUR en 2009, 0,2 MEUR en 2008, 0,9 MEUR en 2007 et 0,4 MEUR en 2006).

Activité extraction à froid

L’activité extrusion peut bénéficier en partie du soutien de l’Etat et des constructeurs nationaux qui devraient avoir recours à des fournisseurs locaux. 0,4 MEUR de prêts Oséo à 0% et 0,5 MEUR de prêt Oséo conditionné, il s’agit de prêts moins chers. C’est un bon point car pour une petite partie des emprunts, l’entreprise bénéficie d’un financement à moindre coût.

La présence en Allemagne d’une filiale permet de limiter la dépendance au marché automobile français.

Qu’en pensez-vous?

Cheers

Jeremy

Je n’ai pas d’actions Gévelot.

13. mai 2013 · 13 commentaires · Catégories: TOUS

Chers lecteurs,

Nous profitons de ce billet pour vous informer que nous serons bien dans les temps pour livrer notre analyse de GM. Les derniers détails ont été peaufinés et nous espérons que vous serez satisfaits de la qualité de celle-ci.

Nous pensons l’envoyer vers 20h, donc, pour ceux qui ne l’auraient pas encore fait, pensez à vous inscrire à la newsletter pour recevoir ce nouveau contenu exclusif !

Un petit avant goût, pour vous mettre l’eau à la bouche : Ce sera un petit livret qui fait une quinzaine de pages où nous vous dirons de manière simple pourquoi nous avons acheté GM et sous quelle forme. 

Nous vous présenterons ensuite plusieurs manières différentes d’analyser la société et d’arriver à un spectre de valorisations et nous abordons de manière détaillée le point chaud des retraites (qui effraie beaucoup d’analystes) à notre manière. Nous vous donnerons aussi notre vision du marché automobile dans le monde, et le positionnement de GM sur ce marché ! 

En toute honnêteté, je pense que c’est de loin le meilleur contenu analytique que j’ai produit jusque là.

Au passage, merci Jeremy pour la relecture et quelques améliorations dans le document !

A ce soir pour l’aventure du nouveau GM !

Bien à vous,

Serge

11. mai 2013 · 20 commentaires · Catégories: TOUS

Chers fidèles lecteurs,

Voilà une excellente question que m’a adressée Jean, l’un d’entre vous.

Je n’ai pas de réponse ferme et définitive à cette question tout à fait sensée, mais je peux vous proposer ma réflexion sur le sujet à défaut.

Je rappelle une nouvelle fois que la seule priorité de la gestion de portefeuille telle que nous la pratiquons chez Be Rich Corp est d’éviter la perte permanente en capital (nous exprimons notre philosophie d’investissement plus en détail ici). L’objectif de notre gestion n’est en aucun cas de générer du rendement, ni de créer de la valeur à long terme, bien que je sois bien mieux récompensé par notre société uniquement dans le cas où cela se produirait. Cela peut paraître étrange, d’autant plus que notre performance est aujourd’hui supérieure à + 127% depuis la création de notre portefeuille il y a à peine plus de 20 mois, et que ce dernier contient pas mal d’entreprises dont le cours a explosé. Mais soyons bien d’accords : la stratégie ne consiste pas à viser un rendement, ni celui-là, ni tout autre. Peut être que l’emphase sans concession sur préservation du capital permet justement ce rendement, mais c’est un autre débat… Je considère pour ma part que si je ne perds pas d’argent, toutes les autres issues sont relativement favorables.

Complément suite à discussion dans les commentaires - pour les personnes que cette formulation choquerait particulièrement, on peut formuler l’objectif de gestion ainsi : « préserver le capital en se donnant des chances d’obtenir des performances décentes sur le long terme ». Toutefois, il devra être bien clair pour tout le monde que nos chances d’obtenir des performances décentes ne sont aucunement quantifiables, de même que la décence de cette performance.

 

Définissions d’abord ce que nous entendons par perte de capital : une perte de capital est une dépréciation irréversible du capital investi à long terme (vous noterez d’ailleurs que je parle toujours de perte permanente). Par long terme, nous entendons un horizon d’investissement d’une dizaine d’années, qui est l’horizon minimum que nous préconisons (on dit généralement 8-10 ans).

Dit plus simplement et de manière moins littéraire, je considère que j’ai perdu du pognon si la somme que j’ai investi n’est pas là en intégralité dans 10 ans.

Maintenant, comment est-ce qu’on s’y prend pour éviter de perdre le pognon ?

Précisons que nous n’utilisons aucun outil. Nos analyses sont manuelles et nous nous basons surtout sur des méthodes de sélection bien particulières. Je vais vous présenter ces méthodes de manière simplifiée, car c’est vraiment l’idée générale qui compte, chacun ayant ses critères de prédilection pour choisir entre une trentaine d’investissements valables : une personne prendra les 30 opportunités, une autre prendra seulement 5, et un troisième, même si elle en prend 5 aussi, pourra en sélectionner 5 autres. Rien n’empêche que les 3 arrivent à préserver leur capital !

Pour ma part, je m’intéresse aux situations ou le prix est significativement inférieur à la valeur de l’entreprise concernée, et cela de plusieurs manières:

1) En privilégiant explicitement les situations où même une banqueroute est déjà intégrée dans le prix proposé par le marché. Cela vaut dire que la revente des actifs de la société sur le marché privé a toutes les chances de générer plus de sous que le prix proposé par le marché. Nous pensons que seuls 16,4% des actifs de notre portefeuille ne rentre pas dans cette catégorie, ou, dit autrement, 83,6% du portefeuille rentrerait explicitement dans cette catégorie aujourd’hui. Cela peut évoluer avec une poursuite de la hausse des cours. Je précise que la plupart des sociétés concernées (pas toutes) n’ont pas d’avantage concurrentiel majeur, mais cela m’est complètement égal : les entreprises sont pricées pour mourir, pas pour avoir un avantage concurrentiel. Toutefois, ces situations ne rentreraient pas, à mon humble avis, dans la catégorie daubasses au sens strict, car les sociétés concernées :

- Ne répondent pas aux critères de solvabilité ou d’endettement du blog des daubasses au sens strict (i.e. mes ajustements personnels me laissent penser que les sociétés sont solvables et peu endettées, mais ce n’est pas ce qui apparaît immédiatement en regardant les actifs courants et les dettes telles que données dans le bilan)

- Génèrent toutes du cash d’une manière ou d’une autre (soit par les opérations, soit par arrêt de certaines opérations) : ce ne sont donc pas des mégots de cigare à mon sens.

Je précise que la plupart de ces entreprises feront probablement dans 10 ans ce qu’elles font aujourd’hui, mais ces business « ne cassent pas trois pattes à un canard ».

2) En autorisant quelques machines à composer les intérêts (« compounders »). Ce que j’appelle par ce doux nom est une entreprise avec une position compétitive à peu près viable capable de délivrer du cash de manière pérenne dans le temps. Je les paie moins de 6 fois leurs profits généralement (j’essaie de les avoirs à 5 fois maximum). De cette manière, même si les profits sont divisés par 2, je peux encore avoir une entreprise ayant un rendement locatif de l’ordre de 10% par an. Tomber dans un tel cas de figure n’est pas mon souhait le plus cher, mais cela permet d’être relativement confiant sur le fait de pouvoir préserver le capital. Qui ne veut pas avoir un rendement locatif de 10% par an ? Certaines sociétés de la catégorie 1) sont ce que j’appelle des « compounders », mais pas toutes. Phillips 66, dont nous avons parlé dans notre dernier reporting, est un exemple typique de « compounder » : un business à fortes barrières à l’entrée et profitable de manière récurrente. 43% de nos business rentrent dans cette catégorie, et nous nous attendons à ce que la proportion dépasse 73% après règlement des problèmes temporaires dans d’autres business.

3) En achetant le plus souvent en-dessous de la valeur d’acquisition du business sur le marché privé. Nous mesurons en général ces valeurs par transactions comparables ou par étude de mesures spécifique par rapport à l’industrie concernée (par exemple EV/AUM que je mentionne pour Federated Investors dans le secteur des maisons de gestion d’actifs). Cette catégorie n’est en rien exclusive avec les précédentes. Je pense que toutes nos entreprises, sans exception, cotent significativement sous leur valeur sur le marché privé.

4) En envisageant des business à forte prévisibilité des résultats (liée à des barrières à l’entrée élevées) et à perspectives de croissance rentable supérieures à la moyenne. On paiera toutefois ces business à un prix de business sans croissance et on laissera la croissance jouer pour nous si celle-ci devait effectivement se manifester. Typiquement, Wal-Mart ou Philip Morris, qui s’échangeaient à une époque pas si lointaine à un multiple de leurs profits (FCF en toute rigueur) inférieurs à 10 entraient dans cette catégorie. Nous n’avons pas aujourd’hui de telles entreprises dans le portefeuille Be Rich Corp, mais nous avons au moins 3 candidats valables. Cette catégorie n’est pas forcément exclusive avec les autres : simplement, je n’arrive pas à avoir aujourd’hui de business rentrant dans toutes les cases (on n’est plus en 2009, sniff) !

Je ne saurais garantir qu’une telle approche puisse vous prémunir à coup sûr contre la perte permanente de capital : je pense que c’est une question de foi. Nous pensons cependant que cette approche est adaptée pour maximiser nos chances de préserver nos sous ! Par rapport à mon expérience, ce que je peux vous dire est que, pour le moment, j’ai effectivement réussi à éviter la perte de capital en bourse. En guise de bonus, il se trouve que j’ai même réussi à gagner de l’argent. Pourvu que ça dure (je touche du bois) !

Et vous, qu’en pensez-vous ?

Avez-vous des méthodes pour préserver le capital ? Des méthodes pour gagner de l’argent ?

Serge

Bonjour,

on va terminer notre investigation de d’ietieren avec plusieurs éléments de valorisation.

Pour 2011, j’ai pris la capex de 40 MEUR en suivant la méthode de Serge. Many thanks à Serge!

Détermination du FCF par action : 4,36 euros en 2011 et 4,13 euros en moyenne ces huit dernières années

Attention pour l’ensemble des années étudiées je n’ai repris que les activités vitrage et distribution (l’activité location de voiture ayant été cédé en 2011, je considère que cela ne contribue plus à la FCF).

Année FCF en MEUR (I) Nombre d’actions en millions d’actions (II) FCF par action (I/II) en euros
2011 239,7 54,9 4,36
2010 108,5 54,8 1,98
2009 534,2 54,4 9,82
2008 173 54,5 3,18
2007 226,4 54,8 4,13
2006 226,1 54,8 4,13
2005 157,5 54,7 2,88
2004 139,4 54,7 2,55

Le FCF moyen par action sur ces 8 dernières années s’élève à 4,13 EUR. Si on exclut l’année 2009 qui a été une année atypique, la moyenne s’élève à 3,31 euros.

Détermination du FCF yield ou taux FCF : un excellent taux FCF !

En fonction du prix de départ/d’acquisition de l’action et avec le FCF par action 2011 de 4,55 EUR, le FCF moyen entre 2004 et 2011 de4,15 EUR et le FCF moyen entre 2004 et 2011 en excluant l’année 2009, on obtient les résultats suivants :

Prix de référence de l’action Taux de rendement FCF avec un FCF de 4,13 EUR Taux de rendement FCF avec un FCF de 4,36 EUR Taux de rendement FCF avec un FCF de 3,31 EUR
40 10,3% 10,9% 8,3%
35 11,8% 12,4% 9,5%
32 12,9% 13,6% 10,3%
30 13,7% 14,5% 11%
28 14,7% 15,5% 11,8%

On a déjà un taux de FCF excellent  avec le cours actuel de l’action 31 euros (le 17 janvier) et qui restera très bon même si il y a une baisse de 15 à 20% du résultat courant. En prenant uniquement le FCF par action de 2011, on obtient un taux de rendement de 12,1% (avec un cours de référence de 36 euros)

Un ratio P/FCF faible surtout depuis la cession d’Avis Europe.

Avec le FCF 2011 de 239,7 MEUR et une capitalisation boursière de 1702,5 MEUR (54 920 942 actions multiplié par un cours de 31 EUR), on obtient un ratio de 7,1.

Si l’on prend le FCF moyen de ces 8 dernières années (225,6 MEUR) on obtient un ratio de 7.5.

Avec le FCF moyen de ces 7 dernières années en excluant l’année 2009 (181,5 MEUR) on obtient un ratio de 9,4. En résumé, l’action est  plutôt faiblement valorisée par le marché en termes de FCF !

Attention, n’oublions pas que le résultat 2012 est attendu en retrait et donc le FCF sera en retrait entraînant une hausse de cet indicateur qui restera néanmoins intéressant…

Des VE/FCF et VE/RO qui sont devenus plus faibles suite à la cession d’Avis Europe et de la baisse des dettes financières qui lui sont liées

VE/FCF FCF en MEUR EV en MEUR EV/FCF
2011 239,7 2 293,8 9,56
2010 108,51 4 412,8 40,7

 

VE/RO 2010 2011  2012 (avec le cours actuel de bourse mais avec le RO de 2011)
Valeur d’entreprise (en euros) 4 412 820 794 2 263 093 474  2 293 849 202 
Résultat opérationnel (en euros) 328 000 000 351 500 000  351 500 000
VE/Résultat opérationnel 13,45 6,43 6,52

L’impact de l’importante diminution de la dette financière explique  une VE nettement plus favorable… et donc mécaniquement un meilleur ratio VE/RO.

Détermination de la valeur par la DFCF

Voici les éléments utilisés :

  • Un taux d’actualisation de 13,00%. L’activité distribution automobile est cyclique et il sera difficile à l’entreprise de faire croître sa part de marché qui est déjà excellente. Pour l’activité vitrage, le fait que l’activité dépende fortement des conditions climatiques et de l’environnement économique m’amène à penser (peut-être à tort !) que l’avantage concurrentiel n’est pas encore aussi marqué que ça. En outre, la politique de développement à travers la franchise même si elle est pertinente me semble délicate : création, arrêt, rachat de franchisés.
  • 54,9 millions d’actions. Ce chiffre est resté stable dans le temps. Les rachats d’actions ont compensé les options exercées.
  • Un prix de l’action à 32 euros.
  • Un taux de croissance de 0% pour la première année et de 3% tant pour les années 2 à 10 et pour la perpétuité. J’ai pris une approche conservatrice (très !) mais je préfère avoir une bonne surprise.
  • Une FCF normalisé de 212,78 MEUR. Par FCF normalisé, j’ai divisé le FCF de ces 7 dernières années (en excluant l’année 2009) par le résultat opérationnel sur cette même période. Cela permet de prendre en compte les à-coups qui peuvent impacter la FCF. Sur 7 ans, le taux moyen s’élevait à 84,2% que j’ai appliqué au FCF 2011 de 252,7 MEUR.
  • Cela nous donne un prix de l’action à la juste valeur de 38,76 euros nous donnant une décote de 17% par rapport au cours actuel (à l’époque de l’analyse) de 32 euros.   

N’hésitez pas à me dire ce que vous en pensez!

Cheers

Jeremy

Je n’ai pas d’actions d’ietieren mais la valeur est sur ma watchlist.